La licence Sciences et technologies : matières, débouchés…
La licence Sciences et technologies est un diplôme national de bac+3 (180 ECTS), délivré par les universités publiques et enregistré au RNCP au niveau 6. C’est une mention pluridisciplinaire scientifique : mathématiques, physique, chimie, biologie et informatique y sont abordées ensemble, avec une spécialisation progressive plutôt qu’un choix disciplinaire dès la première année.
Son objectif officiel est de former des scientifiques capables d’aborder une problématique avec une approche générale et pluridisciplinaire. La fiche nationale couvre trois familles de spécialités : spécialités pluri-scientifiques, technologies industrielles fondamentales et informatique. Les compétences visées tournent autour de la démarche expérimentale, du traitement de données et de la modélisation.
Un point essentiel à comprendre avant de formuler un vœu : cette mention est rare sur Parcoursup. Seule une quinzaine de formations la proposent, et la majorité d’entre elles sont des parcours orientés vers les métiers de l’enseignement (parcours préparatoire au professorat des écoles, dit PPPE, ou parcours pluridisciplinarité et métiers de l’enseignement). Le reste se partage entre quelques portails sciences généralistes, deux doubles licences Sciences et Musicologie, et un parcours Audiovisuel et Médias Numériques.
📌 FAQ : Tout savoir sur la licence Sciences et technologies
C'est quoi exactement la licence Sciences et technologies ?
C’est une licence générale de bac+3 (180 ECTS) enregistrée au RNCP au niveau 6, délivrée par les universités publiques. Sa particularité est d’être pluridisciplinaire : au lieu de choisir entre maths, physique, chimie, biologie ou informatique dès la première année, l’étudiant travaille ces disciplines ensemble et se spécialise progressivement. Sur Parcoursup, la mention est portée majoritairement par des parcours tournés vers les métiers de l’enseignement.
Quels profils de bacheliers sont recherchés ?
Les bacheliers généraux à dominante scientifique sont de loin les mieux représentés parmi les admis : environ 85 % au niveau national. Les spécialités les plus utiles sont Mathématiques, Physique-Chimie, SVT et Numérique et Sciences Informatiques. Les bacheliers technologiques (STI2D, STL) et professionnels peuvent candidater, mais les places sont peu nombreuses. Pour les parcours PPPE, la maîtrise du français compte autant que celle des mathématiques.
Comment candidater à la licence Sciences et technologies ?
La candidature se fait via Parcoursup pour les néobacheliers. La licence est une formation non sélective : elle ne peut pas refuser un candidat pour insuffisance de niveau, mais elle classe les dossiers quand la demande dépasse la capacité d’accueil, et une priorité s’applique aux candidats de l’académie. Il faut soigner le projet de formation motivé, qui pèse lourd sur les parcours orientés enseignement.
Est-ce vraiment gratuit ?
Oui, dans les universités publiques. Seuls les droits d’inscription nationaux sont à payer (environ 175 à 180 € par an en licence), auxquels s’ajoute la CVEC (environ 105 €). Les boursiers sur critères sociaux en sont exonérés. Attention, une formation de la mention est portée par un établissement privé sous contrat, avec des frais de scolarité propres : vérifie toujours le statut de l’établissement sur sa fiche Parcoursup.
Quelle est la sélectivité de la licence Sciences et technologies ?
Elle varie énormément d’une formation à l’autre. Certaines sont quasi non sélectives, comme le portail sciences de l’INSSET de Saint-Quentin (50 places pour 163 candidats en 2025) ou l’Université de Corte (70 places pour 329 candidats). D’autres sont très tendues, comme le parcours PPPE de l’Université de Mayotte (30 places pour 719 candidats) ou le parcours pluridisciplinarité de l’Université de Montpellier (68 places pour 1 025 candidats). Consulte l’annuaire Thotis pour comparer formation par formation.
Quel est le programme de la licence Sciences et technologies ?
Six semestres sur trois ans. La première année pose un socle pluridisciplinaire : mathématiques, physique, chimie, biologie, informatique, méthodologie et anglais scientifique. À partir de la deuxième année, l’étudiant se resserre sur un sous-domaine cohérent. La formation est structurée en huit blocs de compétences au RNCP, dont trois sont spécifiquement scientifiques : activité expérimentale, analyse et représentation des résultats, mise en œuvre d’une solution dans son contexte.
Qu'est-ce que le parcours PPPE ?
Le Parcours Préparatoire au Professorat des Écoles est un parcours de licence organisé en alternance entre un lycée et une université. Il ne s’agit pas d’une alternance en entreprise : le volume de cours au lycée diminue progressivement au profit des cours à l’université, avec des stages d’observation en école. Il prépare à la poursuite en master MEEF puis au concours de recrutement de professeurs des écoles. C’est le parcours le plus fréquent de la mention Sciences et technologies sur Parcoursup.
Quels métiers après la licence Sciences et technologies ?
En insertion directe : technicien supérieur ou assistant ingénieur en conception, production ou maintenance, technicien de laboratoire, technicien métrologie, qualiticien, assistant en études et recherche. Après un master : professeur des écoles, professeur certifié, cadre technique d’études et de recherche et développement, médiateur scientifique, ingénieur après admission parallèle. Dans les faits, la très grande majorité des diplômés poursuit ses études.
Quelles poursuites d'études sont possibles ?
Le master universitaire est la voie principale, via la plateforme Mon Master : masters scientifiques disciplinaires ou masters MEEF pour l’enseignement. Les écoles d’ingénieurs recrutent aussi en admission parallèle après L2 ou L3, de même que les écoles de commerce en admission sur titre. Une réorientation vers une licence professionnelle ou une L3 disciplinaire reste possible après la deuxième année.
Comment estimer ses chances d'admission ?
Thotis propose un outil de prédiction Parcoursup qui calcule tes probabilités d’admission à partir de tes notes, de tes spécialités et du profil des candidats admis les années précédentes dans chaque établissement. Comme la mention compte peu de formations et que leurs profils sont très hétérogènes, il est particulièrement utile de comparer plusieurs universités avant de ventiler tes vœux.
Licence Sciences et technologies VS Licence Sciences pour l'ingénieur VS Licence Sciences de l'éducation
Les critères clés pour t'aider à choisir ta licence scientifique à l'université
| Cette formation Licence Sciences et technologies Sciences pluridisciplinaires, université | Licence Sciences pour l'ingénieur Sciences appliquées, université | Licence Sciences de l'éducation Sciences humaines, université | |
|---|---|---|---|
| Durée / rythme | 3 ans (bac +3)180 ECTS · temps plein |
3 ans (bac +3)180 ECTS · temps plein |
3 ans (bac +3)180 ECTS · temps plein |
| Alternance | Oui, surtout en L3Prévue au RNCP, rare en L1 et L2Le PPPE alterne lycée et université, sans contrat |
Oui, surtout en L3Selon les universités |
RareStages plutôt qu'apprentissage |
| Admission | ParcoursupFormation non sélectiveBac général à dominante scientifiquePriorité académique |
ParcoursupBac général (maths, physique-chimie) |
ParcoursupTous bacs, profils littéraires bienvenus |
| Matières clés |
|
|
|
| Profil de sortie | Poursuite d'études quasi systématiqueMaster scientifique, master MEEF, école d'ingénieurs |
Poursuite d'études majoritaireMaster ingénierie, école d'ingénieurs |
Poursuite d'études majoritaireMaster MEEF, métiers du social et de la formation |
- Mathématiques
- Physique et chimie
- Biologie
- Informatique
- Mécanique
- Électronique et automatique
- Mathématiques appliquées
- Sociologie de l'éducation
- Psychologie du développement
- Philosophie de l'éducation
Comment intégrer la licence Sciences et technologies ? 🎯
La candidature se fait via Parcoursup. La licence Sciences et technologies est une formation non sélective : elle ne peut pas écarter un candidat au motif d’un niveau insuffisant. En revanche, lorsque le nombre de vœux dépasse la capacité d’accueil, la commission d’examen des vœux classe les dossiers, et une priorité s’applique aux candidats résidant dans l’académie de la formation. Le taux maximum de candidats hors secteur est fixé chaque année par le recteur, et il peut être très bas sur certains parcours.
La formation est accessible aux titulaires d’un bac général, d’un bac technologique ou d’un bac professionnel, ainsi qu’aux titulaires d’un DAEU. Dans les faits, le profil dominant est celui du bac général avec des spécialités scientifiques : Mathématiques, Physique-Chimie, SVT, ou Numérique et Sciences Informatiques.
Un point important à connaître : aucun quota légal ne réserve de places aux bacheliers technologiques en licence, contrairement aux BUT. Un candidat de STI2D ou de STL n’est donc pas prioritaire et doit compenser par un dossier solide et un projet clairement argumenté.
Les attendus mis en avant par les établissements sont récurrents : apprétence pour la démarche scientifique et expérimentale, aisance en mathématiques, rigueur et méthode de travail, capacité à travailler en autonomie, aptitude à s’exprimer clairement à l’écrit comme à l’oral, et niveau correct en anglais. Sur les parcours orientés vers l’enseignement, les notes de français et de mathématiques sont prépondérantes et servent même à départager les candidats ex aequo.
| Type de bac | Part des candidats | Part des admis | Taux d'accès indicatif |
|---|---|---|---|
| Bac général | ~34 % | ||
| Bac technologique | ~10 % | ||
| Bac professionnel | ~25 % |
🔄 Intégrer la licence Sciences et technologies en cours de cursus
Des passerelles existent en deuxième et troisième année, sur dossier, via eCandidat ou les admissions parallèles selon les universités. Profils concernés : titulaires d’un BTS scientifique, d’un BUT partiel, d’une L1 ou d’une L2 dans une autre mention, ou candidats en réorientation après une CPGE ou une année de PASS. La validation des acquis (VAE) est également prévue au RNCP pour les adultes en reprise d’études.
Comment se déroule la sélection ?
La sélection repose exclusivement sur le dossier Parcoursup : bulletins de première et de terminale, fiche Avenir, projet de formation motivé, rubrique Activités et centres d’intérêt. Il n’y a pas d’épreuve écrite ni d’entretien pour cette mention.
Sur le plan scientifique, la commission regarde d’abord la régularité des résultats en mathématiques et dans les disciplines expérimentales. Elle cherche moins un candidat brillant qu’un candidat capable de tenir un rythme universitaire : trois ans de licence pluridisciplinaire supposent de travailler plusieurs disciplines en parallèle sans en abandonner une en route.
Sur le plan humain, le projet de formation motivé est déterminant, en particulier sur les parcours PPPE et pluridisciplinarité. Le jury cherche à savoir si le candidat a une représentation réaliste du métier d’enseignant : avoir observé une classe, encadré un centre de loisirs, donné du soutien scolaire ou animé un club scientifique compte davantage qu’une déclaration d’intention générale.
Sur le plan des compétences générales, la maîtrise du français écrit est explicitement valorisée sur les parcours enseignement, où elle constitue un attendu métier et pas seulement un critère de forme. Un niveau opérationnel en anglais est apprécié partout, puisque la lecture de documentation scientifique en anglais commence dès la première année.
Enfin, sur les formations très demandées, la géographie compte autant que le dossier. Candidater sur un parcours PPPE d’une autre académie réduit fortement les chances, même avec un bon dossier, quand le taux de candidats hors secteur est plafonné à quelques pourcents.
Quel est le programme de la licence Sciences et technologies ?
La licence Sciences et technologies se déroule sur six semestres et 180 ECTS. La première année est volontairement large : mathématiques, physique, chimie, biologie et informatique sont travaillées ensemble, avec une part importante de travaux pratiques et de méthodologie universitaire. À partir de la deuxième année, l’étudiant resserre son parcours sur un sous-domaine scientifique et technique cohérent, puis approfondit en troisième année.
Le référentiel national structure la formation en huit blocs de compétences. Cinq sont transversaux et communs à toutes les licences : outils numériques, exploitation de données, expression et communication en français comme en langue étrangère, positionnement dans un champ professionnel, action responsable au sein d’une organisation. Trois sont spécifiques à la mention : participer à la résolution de problématiques par l’activité expérimentale, analyser et représenter des résultats expérimentaux, mettre en œuvre une solution en tenant compte de son contexte d’exécution.
Concrètement, cela veut dire que la formation ne se limite pas à des cours magistraux : l’étudiant apprend à monter un protocole, à calibrer un instrument, à juger de la pertinence d’une mesure, à programmer un traitement de données et à valider un modèle en confrontant ses prévisions à l’expérience. Le contenu précis varie selon l’université et selon le parcours choisi : un parcours PPPE consacre une part significative du volume horaire au français, aux mathématiques du premier degré et à la didactique, tandis qu’un portail sciences ou un parcours Audiovisuel et Médias Numériques renforce respectivement les disciplines fondamentales ou les techniques de l’image et du son.
- Mathématiques
- Physique
- Chimie
- Biologie
- Travaux pratiques et projets
- Statistiques et traitement de données
- Modélisation
- Algorithmique et programmation
- Métrologie et incertitudes
- Technologies industrielles fondamentales
- Automatisme et systèmes
- Qualité, délai, performance
- Informatique et outils numériques
- Sécurité informatique
- Méthodologie documentaire
- Argumentation scientifique
- Expression écrite et orale
- Anglais scientifique
- Communication et médiation scientifiques
- Projet personnel et professionnel
- Découverte des métiers et stages
- Éthique et déontologie
- Responsabilité sociale et environnementale
L'alternance est-elle possible en licence Sciences et technologies ?
La fiche nationale prévoit expressément l’accès au diplôme par contrat d’apprentissage et par contrat de professionnalisation. En pratique, cette possibilité reste toutefois peu répandue et concerne surtout la troisième année.
Les deux premières années se déroulent quasi systématiquement en formation initiale. Le volume horaire, la pluridisciplinarité du socle et le nombre de travaux pratiques rendent l’organisation d’un rythme alternant très difficile à ce stade. C’est en L3, lorsque le parcours se professionnalise ou se spécialise, que certaines universités ouvrent des parcours en apprentissage avec leur CFA universitaire.
Attention à ne pas confondre deux sens du mot alternance
Le parcours PPPE est souvent présenté comme un parcours en alternance entre le lycée et l’université. Il ne s’agit pas d’une alternance en entreprise : l’étudiant n’a pas de contrat de travail, n’est pas salarié et n’est pas rémunéré. Le terme décrit ici la répartition du temps de cours entre deux établissements, avec une part universitaire qui augmente au fil des trois années, complétée par des stages d’observation et de pratique accompagnée en école.
Comment candidater en alternance ?
Pour l’entrée en première année, tout passe par Parcoursup, sans voie d’accès spécifique à l’alternance. Pour une entrée en L3 en apprentissage, les démarches se font directement auprès de l’université visée, en général via eCandidat, en parallèle de la recherche d’un employeur. L’université et l’entreprise doivent toutes deux valider le projet avant la signature du contrat.
Alternance ou stage : quelle différence concrète ?
En formation initiale, la licence intègre des stages et des projets, dont la durée varie selon l’université et le parcours. L’apprentissage va plus loin : l’étudiant devient salarié, cotise et perçoit une rémunération calculée en pourcentage du SMIC selon son âge et son année de contrat. Pour un profil de licence généraliste, dont le principal reproche sur le marché du travail est le manque d’expérience concrète, une année d’apprentissage en L3 change nettement la lecture du CV.
Quelles poursuites d'études après la licence Sciences et technologies ?
La licence Sciences et technologies est conçue pour préparer à la poursuite d’études autant qu’à l’insertion professionnelle immédiate. Dans les faits, c’est la première option qui domine largement : la mention est généraliste, et son intérêt principal réside dans les portes qu’elle ouvre à bac+5. Le diplôme confère le grade de licence, aligné sur les standards européens LMD, ce qui facilite également les mobilités à l’international.
Le master universitaire est la voie la plus courante. Côté disciplines scientifiques, les mentions accessibles sont nombreuses : Physique, Chimie, Informatique, Mathématiques et Applications, Mécanique, Biologie-Santé ou encore Risques et environnement. Les candidatures se font via la plateforme Mon Master. Attention sur ce point : un master disciplinaire sélectif attend un socle solide dans SA discipline, et un parcours très pluridisciplinaire peut être jugé moins préparant qu’une licence de Physique ou de Chimie. Le choix du sous-domaine en L2 et L3 est donc déterminant.
Les masters MEEF constituent la seconde grande voie, tout particulièrement pour les étudiants issus d’un parcours PPPE ou pluridisciplinarité. Le master MEEF premier degré prépare au concours de recrutement de professeurs des écoles, le MEEF second degré aux CAPES scientifiques. Le master MEEF mention Pratiques et ingénierie de la formation ouvre pour sa part sur l’ingénierie pédagogique et la formation d’adultes.
Les écoles d’ingénieurs recrutent en admission parallèle après une L2 ou une L3, sur dossier et parfois épreuves. C’est une voie réaliste pour les étudiants ayant orienté leur parcours vers les technologies industrielles ou l’informatique, avec un niveau en mathématiques déterminant. Les écoles spécialisées et les écoles de commerce complètent le tableau, notamment pour des profils qui souhaitent bifurquer vers le management de la technologie ou la communication scientifique. À noter aussi le master Information et médiation scientifique et technique, cohérent avec le profil pluridisciplinaire de la mention, et le master Musicologie pour les diplômés des doubles licences Sciences et Musicologie.
Enfin, une réorientation après la L2 vers une licence professionnelle ou une L3 disciplinaire reste tout à fait courante, souvent en alternance, pour viser une insertion plus rapide.
| Formation | Durée | Admission | Sélectivité |
|---|---|---|---|
|
Master scientifique à l'université
|
2 ans (bac +5)
M1 + M2
|
Dossier sur Mon Master
Notes de L1 à L3, lettre de motivation, projet
|
Modérée à élevée |
|
Master MEEF premier degré (INSPÉ)
|
2 ans (bac +5)
Voie principale vers le CRPE
|
Dossier
Candidature auprès de l'INSPÉ de l'académie
|
Faible à modérée |
|
École d'ingénieurs en admission parallèle
|
3 ans (bac +5)
Entrée en cycle ingénieur après L2 ou L3
|
Dossier + entretien
Parfois épreuves écrites, niveau en maths déterminant
|
Élevée |
|
Licence professionnelle ou L3 disciplinaire
|
1 an (bac +3)
Réorientation après L2, souvent en alternance
|
Dossier
eCandidat de l'université visée
|
Faible à modérée |
|
École de commerce en admission sur titre
|
2 à 3 ans (bac +5)
Programme Grande École en AST
|
Concours + entretien
Tests d'aptitude et test d'anglais
|
Modérée à élevée |
Quels sont les débouchés après une licence Sciences et technologies ?
Il faut être clair sur un point : la licence Sciences et technologies est un diplôme généraliste, et rares sont les diplômés qui s’arrêtent à bac+3. Le RNCP situe les emplois accessibles au niveau du technicien supérieur, de l’assistant ingénieur et du cadre technique junior, principalement dans la recherche et le développement scientifique et les services techniques.
Les secteurs d’activité concernés couvrent la recherche & enseignement supérieur, l’enseignement, la chimie & procédés, l’informatique & réseaux, la biologie & pharmaceutique et l’environnement. La pluridisciplinarité du diplôme est un atout dans les fonctions d’interface, où il faut dialoguer avec plusieurs spécialistes sans être soi-même enfermé dans une seule discipline.
Parmi les emplois listés au référentiel national, on retrouve : technicien supérieur en conception, production ou maintenance, assistant ingénieur, cadre technique de contrôle de fabrication, qualiticien en industrie, responsable contrôle métrologie, cadre technique d’études, recherche et développement et cadre technique d’études scientifiques et de recherche fondamentale. Les missions typiques vont de la prise de mesures et de la validation de méthodes d’analyse à la rédaction de protocoles et de cahiers des charges, en passant par la veille technologique et l’animation scientifique.
En élargissant aux métiers atteignables après une poursuite d’études, on trouve notamment professeur des écoles, qui est le débouché phare des parcours PPPE, mais aussi data analyst, chef de projet informatique, technicien de maintenance industrielle, dessinateur projeteur, électrotechnicien, ingénieur productique, ingénieur mécanique, ingénieur en énergie renouvelable ou cosmétologue. On peut y ajouter professeur certifié, médiateur scientifique et chargé d’études en laboratoire.
Quels salaires peut-on espérer après une licence Sciences et technologies ?
Au niveau bac+3, les repères nationaux du ministère de l’Enseignement supérieur situent le salaire net médian d’un diplômé de licence générale autour de 1 690 € par mois, mesuré en équivalent temps plein quelques mois après l’obtention du diplôme. Pour le domaine Sciences, Technologies, Santé, la fourchette observée à bac+3 s’étend d’environ 1 420 à 1 860 € nets.
Le saut se fait à bac+5. Le salaire net médian d’un diplômé de master hors enseignement s’établit autour de 2 100 € nets par mois à 18 mois, et grimpe à environ 2 210 € dans le domaine Sciences, Technologies, Santé, l’un des mieux positionnés. C’est un argument de plus en faveur de la poursuite d’études après cette licence.
Pour les carrières dans l’enseignement, la logique est différente : la rémunération ne se négocie pas, elle découle d’une grille indiciaire nationale. Un professeur des écoles débute au premier échelon de la classe normale avec un traitement indiciaire d’environ 1 944 € brut, auquel s’ajoutent l’ISAE et la prime d’attractivité. La progression est automatique par avancement d’échelon.
| Métier | Début de carrière | Avec expérience (3-5 ans) |
|---|---|---|
Professeur des écoles (après master MEEF et CRPE) |
environ 2 200 € brut/mois | 2 900 - 3 300 € brut/mois |
Professeur certifié (après master MEEF et CAPES) |
2 200 - 2 300 € brut/mois | 2 950 - 3 400 € brut/mois |
Technicien supérieur de laboratoire |
1 750 - 2 100 € brut/mois | 2 150 - 2 480 € brut/mois |
Technicien métrologie et contrôle qualité |
2 080 - 2 750 € brut/mois | 2 750 - 3 750 € brut/mois |
Quels établissements proposent une licence Sciences et technologies ?
Chaque université est autonome sur les parcours qu’elle propose, sa capacité d’accueil et ses modalités d’alternance. La mention est peu répandue et très hétérogène : un portail sciences généraliste et un parcours PPPE n’ont ni le même contenu, ni la même sélectivité, ni les mêmes débouchés. Retrouve les pages détaillées : chiffres Parcoursup locaux, programme, parcours disponibles, conditions d’alternance.
Quelles sont les alternatives à la licence Sciences et technologies ?
La licence Sciences et technologies n’est pas la seule voie. Si tu cherches une formation scientifique plus disciplinaire, regarde du côté de la licence Sciences pour l’ingénieur, de la licence Mathématiques, Physique et Sciences pour l’Ingénieur, de la licence Physique, Chimie, de la licence Sciences de la vie, de la licence Mathématiques ou de la licence Informatique. Pour rester sur une approche pluridisciplinaire, la licence Sciences et société, le Cycle Pluridisciplinaire d’Études Supérieures (CPES) et les doubles licences sont des pistes sérieuses. Si ton projet est clairement l’enseignement primaire, compare avec la licence Sciences de l’éducation et de la formation. Et si tu préfères un cursus plus encadré et professionnalisant, pense aux BUT comme le BUT Mesures Physiques ou le BUT Chimie, ou aux prépas scientifiques telles que la MPSI, la PCSI et la BCPST. Compare aussi toutes les formations du secteur Recherche & Enseignement Supérieur !
